Pendant longtemps, j’ai vécu tournée vers les autres.
Être présente.
Être fiable.
Être celle qui gère, qui aide, qui rassure.
Et sans vraiment m’en rendre compte, je me suis peu à peu éloignée de moi-même.
Pas brutalement.
Plutôt silencieusement.
Cette fatigue que l’on ne sait pas toujours nommer
À force de répondre aux besoins des autres, de remplir mes journées, de faire “ce qu’il fallait”, j’ai fini par ressentir une fatigue étrange.
Une fatigue profonde, difficile à expliquer.
Pas seulement une fatigue physique.
Une fatigue intérieure.
Comme si une partie de moi attendait depuis longtemps qu’on l’écoute enfin.
Alors je compensais.
Je réfléchissais beaucoup.
Je commençais mille choses sans vraiment avancer.
Je cherchais des élans d’énergie rapides, des distractions, des projets, des idées…
Et pourtant, au fond, quelque chose résistait.
La peur de devenir égoïste
Aujourd’hui, je comprends mieux pourquoi.
Pendant longtemps, j’ai associé le fait de penser à moi à quelque chose de presque interdit.
Prendre du temps pour mes envies.
Créer.
Écrire.
Imaginer un projet qui me ressemble profondément.
Me rendre visible.
Prendre ma place.
Une partie de moi en rêvait.
Une autre avait peur.
Peur d’être jugée.
Peur de déranger.
Peur d’être “trop”.
Et surtout, peur qu’en me choisissant enfin, je devienne égoïste.
Ce que beaucoup de femmes connaissent
Je crois que beaucoup de femmes connaissent cette sensation.
Nous avons appris à être utiles avant d’être pleinement vivantes.
À prendre soin des autres avant de nous écouter nous-mêmes.
À minimiser nos désirs, nos élans, notre créativité.
Comme si exister pleinement devait toujours se faire discrètement.
Mais avec le temps, une évidence s’impose doucement à moi :
Se choisir n’est pas abandonner les autres.
Se choisir, c’est arrêter de s’abandonner soi-même.
Apprendre à se choisir
Et depuis quelque temps, j’essaie d’apprendre cela.
Doucement.
Imparfaitement.
Sans chercher à devenir quelqu’un d’autre.
Juste en recommençant à écouter ce qui me met en joie.
Ce qui me donne de l’élan.
Ce qui me rend profondément vivante.
Écrire ce blog fait partie de ce chemin.
Pas pour montrer une vie parfaite.
Pas pour donner des leçons.
Mais pour ouvrir un espace vrai.
Un endroit où l’on peut parler de fatigue, de peur, de transformation, de désir de renouveau… sans avoir honte.
Redevenir pleinement soi-même
Parce qu’au fond, peut-être que beaucoup d’entre nous ne cherchent pas à devenir extraordinaires.
Peut-être que nous cherchons simplement à redevenir pleinement nous-mêmes.
Et vous ?
Avez-vous déjà eu l’impression que penser à vous était “égoïste” ?
Peut-être que le vrai changement commence justement là :
au moment où l’on s’autorise enfin à exister autrement.
Si cet article vous a parlé, je serais heureuse de poursuivre la conversation avec vous.
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Une femme ordinaire, qui choisit d’écouter l’extraordinaire en elle.




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