Je rentre de presque deux semaines de vacances.
De belles découvertes, de bons repas, des paysages magnifiques, des moments simples…
Une vraie coupure.
Et pourtant, à peine rentrée, quelque chose s’est remis en route presque immédiatement dans ma tête.
Cette petite voix intérieure que je connais bien :
« Tu viens de perdre deux semaines. »
« Tes projets n’avancent pas. »
« Regarde tout ce qu’il y a à faire maintenant. »
« Le jardin, le linge, les dossiers… »
« Et tes filles ? Tu les as laissées pendant deux semaines… »
Alors que, soyons honnête, mes filles de 27 et 17 ans ont probablement vécu leur meilleure vie pendant notre absence.
Mais ce qui m’a frappée, c’est surtout la vitesse à laquelle mon cerveau est reparti dans le stress et l’agitation.
Comme s’il fallait immédiatement rattraper, produire, prouver.
Et c’est là qu’une discussion récente dans le club By Nathalie m’a fait beaucoup de bien.
Comme si quelqu’un me tirait doucement par la manche pour me dire :
« Stop. Attention à ne pas repartir dans tes vieux schémas. »
Une phrase a particulièrement résonné en moi :
« L’agitation est très différente de l’efficacité. »
Et je crois que mon ego l’a parfaitement compris depuis longtemps.
Parce qu’au fond, rester dans l’agitation me donne l’impression d’avancer… sans forcément faire les choses qui comptent vraiment.
Je peux remplir mes journées très facilement :
- ranger,
- organiser,
- réfléchir,
- chercher de nouvelles idées,
- m’éparpiller dans mille projets,
- vouloir tout faire parfaitement.
Mais parfois, cette agitation cache surtout une difficulté plus profonde :
celle de rester concentrée sur ce qui est vraiment important pour moi.
Aujourd’hui, je commence à comprendre quelque chose d’essentiel :
le but de mon ego n’est pas forcément de me faire avancer.
Très souvent, son but est surtout… de ne pas bouger.
De rester dans le connu.
Même si ce connu est épuisant.
Et cette prise de conscience change beaucoup de choses.
Parce qu’au fond, ce qui me met vraiment en vie n’est pas d’être occupée en permanence.
C’est de suivre ce qui m’appelle profondément.
Une autre phrase entendue récemment continue d’ailleurs de résonner en moi :
« Quand je suis mes envies, je suis en vie. »
Pas les envies impulsives qui me dispersent.
Les envies profondes.
Celles qui reviennent encore et encore malgré les peurs.
Alors aujourd’hui, j’ai envie de revenir à plus de simplicité.
Mettre au centre de ma vie ce qui compte vraiment pour moi.
Mes projets prioritaires.
Ceux qui me nourrissent au lieu de simplement m’occuper.
Et j’ai aussi compris une chose très concrète :
un projet prioritaire ne se voit pas dans nos pensées.
Il se voit dans notre agenda.
Parce qu’on peut penser à quelque chose toute la journée… sans jamais réellement lui donner une place dans sa vie.
Je crois que ma prévention santé commence aussi là aujourd’hui :
- arrêter de vivre dans l’urgence permanente,
- respecter davantage mon énergie,
- sortir du bruit mental,
- apprendre à avancer avec plus de calme,
- et surtout… arrêter de me maltraiter intérieurement dès que je ralentis un peu.
Parce qu’au fond, le vrai luxe n’est peut-être pas de partir en vacances.
Le vrai luxe, c’est peut-être de réussir à revenir chez soi sans se perdre soi-même.
Si cet article vous a parlé, je serais heureuse de poursuivre la conversation avec vous.
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